Danièle Sallenave – 1er Janvier 2015

Lors de la précédente édition, le comité du prix Thubal Holoferne avait fait part de son grand regret de voir si peu de femmes en lice.
Nous tenons donc à remercier tout particulièrement madame Danièle Sallenave d’avoir offert au journal Le Monde, pour son édition du 1er janvier (page 14) cette tribune qui lui permet d’entrer en majesté dans la liste des nominés 2015.

Source : Canal Académie

Source : Canal Académie

L’actualité éducative de ce tout début d’année était numérique, avec l’annonce du plan de François Hollande (cela parait si loin aujourd’hui…) et madame l’académicienne, qui est sans doute plus douée pour la langue italienne que pour le Fortran, nous montre qu’elle a encore beaucoup de choses à apprendre concernant la pédagogie en général et la pédagogie numérique en particulier. Nous n’osons croire que sur le fauteuil de Maurice Druon s’est installé un postérieur qui, au XXIe siècle, en est encore à fantasmer la guerre entre les profs et les ordinateurs…

Derrière le  » grand plan numérique  » pour l’éducation se cache la misère de la pensée politique en matière de transmission. A l’heure d’Internet, il est temps de réaffirmer la place éminente du professeur.

(…) Puisque le numérique a multiplié les sources du savoir et en a facilité l’accès, l’élève désormais  » en sait autant et plus que le maître « . Autrement dit, ce que l’Internet remettrait radicalement en question, c’est la place du maître dans le processus même de la transmission. Le maître deviendrait un simple  » facilitateur « . Si c’en était la conséquence, à moins qu’on nourrisse contre eux de vieux ressentiments, il n’y aurait du reste pas à se réjouir que l’arrivée du numérique soit la chronique d’une mort annoncée des profs.

Bienvenue dans les premiers nominés 2015 !