Stéphane Bern – 11 novembre 2014

En ce jour, 96e anniversaire de l’armistice de 1918, je ne pouvais pas éviter la nomination du plus célèbre « Tintin » de l’Histoire de France.

Stéphane_Bern_-_Foire_du_Livre_de_Bruxelles_2011_-_01Source : Wikipédia By M0tty

Hé oui, Stéphane Bern, champion toute catégorie des émissions de soi-disant vulgarisation historique, celle qui regarde par les trous de serrures et, ne voyant qu’une partie des choses, romance le reste ; celui qui malgré tous ses efforts (et les supports médiatiques qu’on lui connaît) n’arrive pas à la cheville d’une Arlette Farge* ou d’un Romain Bertrand** pour ce qui est de rendre l’histoire passionnante et accessible à tous.

Bref, le gendre préféré de votre Tata Marcelle parle aussi de l’école. Et lui aussi n’y connaît rien. Mais c’est pas grave. Il en parle et personne ne le contredit, tant la violence des discours sur l’histoire enseignée (qui ne le serait plus) est devenue une sorte de vulgate.

Cependant, je tiens à conseiller à monsieur Bern la lecture attentive des programmes du collège, disponibles sur le site Eduscol***, afin de lui éviter à l’avenir de se ridiculiser en disant n’importe quoi****.

Dans un article du Figaro daté du 17 octobre dernier, il donnait les raisons du succès de ses émissions historiques sur France 2 :

C’est le naufrage de l’Éducation Nationale dans l’enseignement de l’Histoire. Les professeurs font un travail remarquable, mais ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’on leur donne. Un élève de troisième a par exemple à son programme: «L’Histoire, de l’Antiquité à nos jours». C’est impossible à faire…

C’est faux bien-sûr mais plus c’est gros plus ça passe.

Dans un autre article du Figaro, daté celui là du 3 novembre dernier (et non disponible en ligne), Stéphane Bern clame sa fierté de populariser l’histoire et affirme être conscient de réussir là où l’enseignement échoue :

« Je m’intéresse aux passions humaines. Je suis loin des programmes scolaires qui sont fossilisés. Depuis mai 1968, il n’y en a plus que pour l’histoire des idées à l’Éducation Nationale. Les programmes se sont affranchis de la chronologie ainsi que des grands personnages historiques. Il existe une volonté idéologique de casser le roman national. On nous a enlevé le souffle de l’épopée.« 

Une nomination bien méritée !

—-

* Si « L’Enfant dans la ville » ne vous jette pas à pieds joints dans l’Histoire, et si vous n’y trouvez pas de passions, je rends mon tablier !
** Je vous recommande chaudement « L’histoire à parts égales« , un pavé d’histoire à lire au coin d’une cheminée, pour voyager pendant l’automne.
*** Les programmes d’histoire du collège sur le site Éduscol
**** : Tout le monde ne s’appelle pas Rémi Gaillard

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