Alain Finkielkraut – 22 octobre 2014

Vous l’attendiez depuis le début, je le sais.
Notre nominé du jour est Monsieur Alain Finkielkraut.

Featured imageSource de l’image : livreshebdo.fr

L’ensemble de son œuvre touchant à l’éducation est tellement vaste que nous avons longuement hésité à savoir quel extrait nous choisirions pour cette nomination. Après la consultation d’un groupe d’experts il a finalement été décidé que cette nomination porterait sur l’une des productions radiophonique sur l’antenne de France Culture.
C’est en effet dans l’émission « Réplique » du 22 février 2014, alors qu’il recevait Antoine Prost auteur d’un ouvrage intitulé « Du changement dans l’école », que nous avons pu collecter un magnifique florilège de la pensée de ce grand homme.
L’écoute approfondie de cette émission a été heureusement facilitée par l’intelligence des propos de Monsieur Prost, que nous tenons à remercier ici.

La nomination de Monsieur Alain Finkielkraut portera donc sur les extraits suivants :

  • « Nos plus beau souvenirs c’est quand même ceux des cours magistraux !« 
  • « Aujourd’hui il me semble qu’une idée fait consensus, c’est en quelque sorte l’idée d’égalité. Mais pas simplement l’égalité des chances, pas simplement l’égalité devant la loi, en quelque sorte le droit de tous à tout. D’où une série de suppression : la suppression des classes de transition donc dans le tronc commun il y a tout le monde tout de suite, la suppression des redoublements…
    Cette obsession de l’égalité débouche nécessairement sur l’effondrement du niveau puisqu’on est obligé de puisqu’on est obligé de s’aligner sur le niveau des mauvais élèves Dès lors que l’émulation et la sélection sont mises entre parenthèses à tout prix aujourd’hui, notre système est tardivement sélectif.
  • [À propos du socle commun] Effectivement ça devient tellement minimal qu’on est très loin de l’École qui prétendait cultiver les élèves. Mais comment on dit que c’est une culture bourgeoise, c’est pas très grave.
    Nous vivons quand même là les conséquences de ce changement qui est même un renversement. Peut-être faisait-on trop de crédit aux meilleurs élèves autrefois avec l’émulation, mais l’émulation ayant été identifiée presque à la compétition hyper-libérale, elle a elle a été désactivée aujourd’hui et donc il y a une obsession du dernier de la classe. Cette obsession, elle s’est répandue dans la société.
  • Il y a quand même des professeurs qui choisissent le dévouement, la sollicitude, l’ouverture, qui refusent de parler des élèves, qui parlent des « gamins ». Qui pour se rapprocher de leur monde les tutoient, acceptent d’être tutoyés d’eux. J’ai enseigné dans le secondaire [jusqu’en 1974 – NDLR] mais il ne me serait jamais venu à l’esprit de tutoyer mes élèves ! Quand à être tutoyé, même après 68, je ne l’aurais pas toléré ! Et là maintenant, le tutoiement, la proximité…c’est la confusion des ordres.
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