Pierre-Yves Cossé – 23 janvier 2014

Décidément, nous accueillons dans ces pages la fine fleur de l’élite de notre beau pays.
Aujourd’hui, ce sont les conseils de Monsieur Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire général au Plan, qui ont attiré notre attention.
Il mérite toute sa place dans la liste des nominés.

pierre-yves-cosse-ancien-commissaire-general-au-plan
Source : http://www.strategie.gouv.fr

Dans une interview parue dans La Tribune, il met ses compétences de planificateur au service de l’enseignement de l’Histoire.
Il est assez difficile de choisir un extrait à vous présenter tant la pertinence des propositions qu’il fait éclaire sous un jour nouveau cette discipline.
Il faut pourtant s’y résoudre, et c’est la mort dans l’âme que nous avons du tailler dans le vif de cet article, tout entier tourné vers des lendemains qui chantent.

« Mon histoire » faisait une grande place au « par cœur ».  Nous apprenions des dates, des noms de batailles et de traités. Ainsi,  je me souviens de tous les traités de Louis XIV.  Le prof nous avait appris le mot « W Panru » qui donnait la première lettre de chaque traité dans l’ordre chronologique. Faites l’exercice… Également pour chaque coalition de Napoléon, les principales batailles et les traités. Peut être ai-je dessiné le plan de la bataille d’Austerlitz (c’était une manière d’être sensibilisé au génie militaire de Napoléon). « Mon histoire » était riche en anecdotes, notamment sur les « héros » parfois légendaires (Jeanne Hachette ou le Grand Ferré) Je préférais des héros « vrais » et modernes, comme le général Leclerc (du serment de Koufra à la libération de l’Alsace).

(…)

« Leur histoire » est réduite à la portion congrue. Beaucoup d’arguments ont été utilisés pour réduire la place de l’histoire considérée comme une « activité d’éveil » et non comme une discipline (…) Le résultat est que consacrant moins de temps à l’histoire, ils en savent moins. (…)
L’obstacle est le corporatisme disciplinaire qui prospère au fur et à mesure de l’affaiblissement de l’État. A-t-on besoin en dehors l’approche pays* d’enseigner la géographie dans les écoles avec son jargon (la transformation des espaces et des flux…) ? La place de la géographie est dans l’enseignement supérieur. Seul, un Président de la République, normalien et agrégé, pourrait imposer « cette révolution », bref un nouveau Georges Pompidou en bonne santé…

*Je sais, il doit manquer des mots, mais ils ne sont pas dans les pages de La Tribune. Le pigiste a été viré.

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